Archives de catégorie : Le chant grégorien

Deo gratias

cd_deo_gratias_lowA l’occasion de ses 75 ans, la Schola Saint Grégoire a enregistré un nouveau CD: Deo gratias.

Ce CD a été enregistré par différents choeurs masculins et féminins, religieux ou laïques et comporte 44 pièces. 

Notre choeur St Grégoire a eu la grâce d’être sollicité pour enregistrer deux pièces de ce CD: l’offertoire Recordare et l’antienne des vêpres de la Ste Trinité Te Deum. Il a pour pour l’occasion été renforcé par des choristes de Lyon, Valence, et Romans.

Vous pouvez trouver la description détaillée du CD ici.

La Place du chant grégorien depuis Vatican II

Afin d’approfondir la question de la place du chant grégorien dans la liturgie post concilaire, penchons nous sur ce que dit précisément la Présentation Générale du Missel Romain, édition 2002.

Les phrases parlent explicitement du chant sont mises en caractères gras, celles qui font référence au chant grégorien sont mises en rouge.

Une lecture attentive de ce document dont l’intégralité se trouve sur le site internet du Vatican est très interessante pour tous les acteurs de la musique (animateurs de chants, chorales).


 

Présentation Générale du Missel Romain, édition 2002. (Extraits)

L’importance du chant

39. L´Apôtre invite les fidèles qui se rassemblent dans l´attente de l´avènement de leur Seigneur, à chanter ensemble des psaumes, des hymnes et des cantiques inspirés (cf. Col 3, 16). Le chant est en effet le signe de l´allégresse du cœur (cf. Ac 2, 46). Aussi saint Augustin dit-il justement: « Chanter est le fait de celui qui aime »[48], et selon un proverbe ancien: « Bien chanter, c’est prier deux fois ».

40. On fera donc grand usage du chant dans les célébrations, en tenant compte de la mentalité des peuples et des aptitudes de chaque assemblée. S’il n’est pas toujours nécessaire, par exemple aux messes de semaine, de chanter tous les textes qui, par eux-mêmes, sont destinés à être chantés, on mettra tout le soin possible pour que le chant des ministres et du peuple ne soit pas absent des célébrations, les dimanches et fêtes de précepte.

Cependant, en choisissant les parties qui seront effectivement chantées, on donnera toutefois la priorité à celles qui ont plus d´importance, et surtout à celles qui doivent être chantées par le prêtre, le diacre ou le lecteur, avec réponse du peuple, ou qui doivent être prononcées simultanément par le prêtre et le peuple[49]

41. Le chant grégorien, en tant que chant propre de la liturgie romaine, doit, toutes choses égales d’ailleurs, occuper la première place. Les autres genres de musique sacrée, et surtout la polyphonie, ne sont nullement exclues, pourvu qu’ils s’accordent avec l’esprit de l’action liturgique et qu’ils favorisent la participation de tous les fidèles.[50]

Et comme les rassemblements entre fidèles de diverses nations deviennent de plus en plus fréquentes, il est nécessaire que ces fidèles sachent chanter ensemble, en latin, sur des mélodies assez faciles, au moins quelques parties de l´Ordinaire de la messe, notamment la profession de foi et l´oraison dominicale.[51]

 

Continuer la lecture

Louange dans l’Eglise

LAUS IN ECCLESIA

Apprendre le chant grégorien

 

Les nouveaux manuels de la Schola Saint Grégoire (tome 1 et 2) sont disponibles.

Bien plus qu’un manuel de formation au chant grégorien, ces livres sont un excellent ouvrage qui permettent d’entrevoir la richesse de ce chant qui peut encore être source de grâces dans l’Église aujourd’hui.

Pour plus d’information vous pouvez suivre ce lien.

Site internet de la Schola St Grégoire : www.schola-st-gregoire.org

à noter : une émission intéressante

Une émission intéressante

 

  • Le chant grégorien, louange dans l’Eglise: une excellente émission de radio, sur Radio Espérance le vendredi matin de 10h à 10h30. Au fil de l’année liturgique, écoute, présentation et commentaire d’une pièce grégorienne. Par un moine bénédictin, de l’abbaye Notre-Dame de Triors. Rediffusion le vendredi soir (23h30) et le dimanche après-midi (15h30).
    Si on ne reçoit pas Radio Espérance il est possible de suivre l’émission sur internet, en suivant ce lien et en cliquant sur « Radio Espérance en direct ».

Conseils

Toutes les notes ont la même durée. « C’est là un principe fondamental, dont l’oubli, trop fréquent hélas, aboutit fatalement, je l’ai dit, à la négation et à la caricature de l’art grégorien, de ce que j’appellerais volontiers son esprit. Est-il au contraire scrupuleusement observé ? Alors le tout prend une grandeur, une noblesse incomparable. C’est là, pour une grande part, le secret de la fermeté, de l’impersonnalité du chant grégorien, de sa sérénité profonde et de son extraordinaire pureté de ligne. On ne saurait assez insister sur ce point » [Dom Gajard, La méthode de Solesmes)

 

« Enfin la note finale elle-même requiert une attention particulière, en plus même de la douceur qui est cette fois pour elle une règle absolue, et on peut dire sans exception : on veillera d’abord à ne pas se hâter de la poser, à ne pas la laisser tomber comme matériellement ; il faut au contraire retenir un peu la note précédente, ne poser la note finale elle-même qu’avec un imperceptible retard (…) et une fois posée, on aura grand soin de ne pas l’écourter, de bien la tenir (…) Ces deux règles sont très importantes pour asseoir la cadence et nous laisser dans une atmosphère de sérénité parfaite, où se poursuit silencieusement la contemplation intérieure, objet dernier de la prière chantée… » (Dom Gajard)

Citations choisies

« Le chant grégorien est avant tout une prière, mieux : la prière de l’Eglise catholique arrivée à sa plénitude d’expression. Il est donc une chose d’âme et se situe sur un plan supérieur, comme toute la liturgie, dont il participe est inséparable : il est une spiritualité, une manière d’aller à Dieu, de conduire les âmes à Dieu » (Dom Gajard, La méthode de Solesmes)

 

« Dans la mélodie grégorienne, l’expression n’est pas, comme dans notre musique, le résultat de la surprise, de la dissonance, de l’irrégularité ; non elle résulte de l’ordre général, de l’équilibre parfait, de l’harmonie constante de toutes les parties, du charme irrésistible qui se dégage de sa perfection. » (Dom Mocquereau)

 

  « Avec le chant grégorien, il faut le reconnaître, nous sortons de la musique proprement dite, je veux dire du domaine proprement esthétique, artistique et musical. Si, par la langue dans laquelle il s’exprime, il appartient matériellement à la musique, il dépasse infiniment par sa fin la musique. C’est à Dieu tout seul qu’il s’adresse, et non aux fidèles, sinon secondairement et comme par surcroît. » (Dom Gajard, Les plus belles mélodies grégoriennes.)

 

«Très franchement, je pense qu’il n’y a qu’une seule musique liturgique valable : le plain-chant. On n’a jamais fait mieux et on ne fera jamais mieux ! D’une part, parce que c’est une musique monodique, composée à une époque où l’on ne connaissait pas l’embarras de l’harmonie et des accords. Le seconde raison, qui me remplit d’admiration : le plain-chant n’a pas d’auteur, il a été écrit par des moines anonymes. Cela paraît extraordinaire ! Je n’imagine pas un compositeur du XXe siècle se refusant à signer son œuvre.» (Olivier Messiaen, «Le musicien de la joie», entretien avec Olivier Messiaen, in Du côté de la Trinité, journal de la paroisse de la Trinité, n° 2 de mars 1991, reprint in Musica et Memoria, n° 42 de juin 1991 (pp. 22-27).)

 

« Il faut rendre aux hommes une signification spirituelle, faire pleuvoir sur eux quelque chose qui ressemble à un chant grégorien » (Saint-Exupéry).

Le chant grégorien

Le Chant Grégorien

Le chant grégorien est le chant propre de la liturgie romaine, la prière chantée de l’Eglise.

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Il compose donc un vaste répertoire qui accompagne la célébration de la Messe et de l’Office Divin.

Le remaniement des textes liturgiques qui a fait suite au Concile Vatican II n’a pas supprimé le chant grégorien, puisque le Concile redit même, dans la constitution sur la sainte liturgie (Sacrosanctum Concilium), au n° 116 :« L’Église reconnaît dans le chant grégorien le chant propre de la liturgie romaine ; c’est donc lui qui, dans les actions liturgiques, toutes choses égales d’ailleurs, doit occuper la première place. »

Le chant grégorien devrait donc encore avoir une place de choix. En tout cas, selon les mots de St PieX, repris par le Vénérable Jean-Paul II, « L’Église l’a « hérité des pères antiques », l’a « jalousement conservé au cours des siècles dans ses codes liturgiques » et encore aujourd’hui le « propose aux fidèles » comme une forme qui lui est propre, en le considérant « comme le modèle suprême de la musique sacréee » (Motu proprio Parmi les sollicitudes, n. 3) (Chirographe pour le centenaire du Motu Proprio).

Il est donc « le modèle suprême de la musique sacrée« , il faut donc pour cela le conserver jalousement et le faire connaître, de façon à ce qu’il puisse servir de base aux nouvelles compositions.

Notre travail est donc de permettre à ce répertoire de retrouver une petite place dans la liturgie, afin qu’il ne reste pas sur les étagères des bibliothèques et qu’il redevienne source d’inspiration.

 

L’abbaye Notre Dame de Wisques

a publié sur le siet internet du diocèse d’Arras, une article très simple et très intructif sur le chant grégorien, dont je vous conseille la lecture.


    

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Le répertoire

Le répertoire

Le répertoire grégorien peut être divisé principalement en deux grandes catégories : le chant de la messe et le chant de l’office.

Les chants de la messe sont regroupés dans un livre qu’on appelle un Graduel.

Les chants de l’office divin (Laudes, vêpres…) sont regroupés dans un antiphonaire.

Le livre que nous utilisons donc le plus souvent est le Graduel.

Celui que nous utilisons est celui publié aux éditions de Solesmes (1974) : Graduale Romanum.

D’un usage plus commode, puisque disposant des traductions en français, il existe aussi aux mêmes éditions un Missel Grégorien latin – français.

Dans le Graduel on trouve toutes les pièces nécessaires au chant de la messe.

Ces pièces sont divisées en deux grandes catégories : le Propre et l’Ordinaire.

  • Le Propre contient les pièces dont le texte est invariable (Kyrie, Gloria, Credo, Sanctus, Agnus Dei).
  • L’ Ordinaire contient les pièces qui varient d’un dimanche à l’autre et qui sont propres au jour liturgique: le chant d’entrée (Introït), le graduel (chant qui se chante entre les deux lectures), le chant d’acclamation de l’Evangile ou Alleluia (ou le Trait à certaines périodes de l’année), le chant d’Offertoire et le chant de communion.

    Ces chants ont donc été fixés une fois pour toute dans le Graduel, si bien que la préparation d’une messe revient à ouvrir le Graduel à la page du jour liturgique qui est célébré, et on trouve tous les chants de la messe. Ces chants varient donc d’un dimanche à l’autre, et s’ils sont repris un autre jour dans l’année, c’est uniquement parce que le texte convient bien pour éclairer ce jour liturgique. Par exemple, l’offertoire Ave Maria est pris au troisième dimanche de l’Avent ainsi que le jour où on célèbre l’Annonciation (25 mars).

    Cela nous donne une idée de la variété des pièces grégoriennes qui existent, car en plus des dimanches dans l’année, on trouve aussi dans le graduel les fêtes qui tombent en semaine, les fêtes des saints (Sanctoral)….